Mona

Savoir cultiver
les "bons silences".

Pourquoi il faut se taire

Pourquoi il faut se taire

Dimanche soir, dîner-bricolé-canapé-séries-télé. Lundi matin, retour-au-bureau-trop-de bruits-trop-de-mots. Le calme du week-end, c’est souvent du repos mais aussi du silence. Et parler trop, trop vite, ne nous rend pas toujours service. Se taire est parfois beaucoup plus efficace.

Au boulot - parce que c’est stratégique
Des chercheurs en management de l’Université d’Athènes ont établi que savoir garder le silence est capital pour gérer un conflit ou remporter une négo. Si vous vous taisez, l’autre parle et livre des infos. Vous avez le temps de l’observer. Et vous ne lui servez pas votre mode d’emploi sur un plateau. 

En couple - parce que l’amour a besoin de mystères
« Tout dire sur-nourrit la relation, avec pour effet de lui faire perdre sa magie et d’appauvrir l’érotisme », explique la psychanalyste Isabel Korolitski

Pour soi - parce que le silence est vital pour notre cerveau
La recherche montre que 2 heures de silence par jour régénèrent les cellules de l’hippocampe - responsable de l’apprentissage et des émotions. Et 2 minutes de silence complet suffisent déjà pour libérer le stress.

Cultivez les "bons silences" en deux points.
Maîtrisant le temps
Comptez mentalement quelques secondes avant de reprendre la parole. Ca permet de ne pas dire des énormités sous le coup des émotions. Et si vous sentez que l’autre n’est pas à l’écoute, différez ce que vous avez à exprimer.
Maîtrisant les contenus
Evaluez le poids et les conséquences de chaque parole : un mot de trop peut tout faire basculer. Là-dessus, Victor Hugo avait tout compris. Et gardez pour vous ce que vous souhaitez protéger ; par pudeur, fragilité ou fierté.